• Sylvie Milhau

ISBN9782953676907
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Doucement les Basses

Par Sylvie Milhau

N’avez-vous jamais rêvé de passer de l’autre côté du rideau, d’être dans les coulisses durant quelques heures, de voir l’envers du décor ? Gabriel Bacquier, José van Dam et Claudio Desderi vous invitent le temps d’un dîner…

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Sylvie Milhau est née en 1963 en banlieue parisienne. Maîtrise de Lettres Modernes à la Sorbonne. Institutrice depuis 1987 enseignant actuellement dans une petite commune des Yvelines. Passionnée par les arts, l'ethnologie, les voyages, le sport (natation, escrime, équitation). Langues : allemand, italien, anglais. Découvrir le théâtre vivant dans des lieux magiques. Se lier d'amitié avec quelques artistes chevronnés ou débutants. Voilà des moyens fort agréables de se fabriquer de magnifiques souvenirs à déguster tout au long de l'existence. Explorer les couloirs de cette vieille dame qu'est la Sorbonne auprès de Richelieu comment ne pas renforce l'amour de la langue française, du théâtre, de l'opéra, Pratiquer l'escrime pour forger le mental, l'équitation pour apprendre l'humilité. L'art est une passion, l'ethnologie un credo, la nature la source intarissable où puiser l'énergie, l'humour un pilier, le sport un besoin. Il y a tant de domaines à explorer et à partager une vie ne suffira sans doute pas...
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N’avez-vous jamais rêvé de passer de l’autre côté du rideau, d’être dans les coulisses durant quelques heures, de voir l’envers du décor ?
Gabriel Bacquier, José van Dam et Claudio Desderi vous invitent le temps d’un dîner.
Sont aussi conviés Don Giovanni, Don Pasquale, Don Quichotte, Figaro, Golaud, Boccanegra, Philippe II, Falstaff, combien d’autres encore ?
Ces grands artistes lyriques livrent sans retenue ni tabou leurs idées sur leur métier, ses plaisirs, ses joies, ses servitudes.
Anecdotes, réflexions sur les rôles, traits d’esprit fusent entre les trois complices.
Amitié, humour et humanisme sont aussi de la partie.
Attablez-vous avec eux et partagez leur passion de la musique.

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Chapitre
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Furet du Nord

Avis éditoriaux Un dîner presque parfait (extrait)
Un dîner auquel sont conviés trois barytons-basses (dont deux parmi les plus célèbres au monde), et une quatrième convive dont l’identité, mystérieuse, ne sera dévoilée qu’à la fin du repas. La proposition faite par Sylvie Milhau est de celle qu’il serait dommage de refuser, surtout que les trois invités se nomment Gabriel Bacquier, José van Dam2, Claudio Desderi et que le festin prend place dans l’un des restaurants les plus prestigieux de la capitale : La Tour d’argent.
Pour autant, comme souvent dans les dîners, il faut attendre le dessert pour que la soirée décolle vraiment.
Auparavant, ont défilé à la table tous les grands rôles du répertoire italien, français, allemand et russe, en trois chapitres séparés (le russe et l’allemand étant réunis en un seul) et plusieurs scènes (une par compositeur : Mozart, Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini pour l’italien ; Berlioz, Gounod, Massenet, Offenbach, Charpentier, Debussy pour le français ; Moussorgski, Berg, Wagner pour le russe et l’allemand).
Et nos trois hommes de considérer l’un après l’autre chacun des rôles, sous un angle plus psychologique que musical, quand ce dernier aspect nous aurait davantage intéressé. Cela nous vaut au mieux des observations que l’on a déjà lues ailleurs (« L’amour qui unit Fiordiligi à Ferrando est plus sincère et profond que celui de l’autre couple »), des lieux communs (« Susanna est terriblement intelligente », « Chez Verdi, Iago est vraiment méchant »), au pire des idées que l’on croyait depuis longtemps rangées au placard (« Les œuvres de Puccini sont très marquées dans le temps, c’est du vérisme » ; « Pour moi le grand Rossini, c’est celui de l’opéra bouffe, pas celui de l’opéra seria » ) et carrément des absurdités (« La musique de Rossini supporte mal qu’on monte ses œuvres en allant trop loin dans le côté intellectuel »).
Le genre d’inepties qui motive des mises en scènes comme celles de La Donna del lago que nous subissons actuellement à Paris.
Un sommet est atteint lorsque, dans le feu de la discussion, José van Dam évoquant la nature de la relation entre Posa et Carlo demande « Vous imaginez Gabriel en homosexuel ? ». Horrifié, Gabriel Bacquier menace : « Toi ! Fais gaffe à ce que tu dis ».
Voilà qui nous ramène à des temps que, depuis La cage aux folles, on pensait révolus...
Christophe Rizoud
www.forumopera.com

“Doucement les Basses”

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