Couverture d’ouvrage : La Herse
Éditions :Livre physique - 1 ere: 15,00 €

Une histoire inspirée de faits réels, qui vous prend à la gorge et vous emmène vers des rivages insoupçonnés….
Du sang, des larmes… de l’amour perdu.
Des femmes invisibles ou réelles, omniprésentes hantent les lieux.
La HERSE ! Les défenseurs de Deglène arpentent chaque nuit un parcours mortel afin de défendre un territoire qui leur est inconnu contre un ennemi qui cache sa véritable identité. Qui a conçu cette opération? Dans quel but ? Et voilà que s’infiltre dans la forteresse un autre adversaire insidieux.
Sortir vivants de ce piège…. mais indemnes ?
Le poste de Deglène existe toujours.
Témoin d’un conflit sanglant il attend jour après jour, la visite inéluctable de ceux qui matérialiseront sa raison d’être.

Extrait :

Extrait Chapitre 1

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DEGLÈNE 21 novembre : 23 heures.
Dixième jour d’attente. La forteresse est plongée
dans l’inquiétude ; une tentative de passage
doit avoir lieu ce soir ou les nuits prochaines.
Albert et les gens de la table d’écoute se trompent
rarement, seule la date exacte leur est inconnue,
car ils n’ont pas encore percé la totalité du code.
Nous sommes sous la menace permanente d’un
ennemi forcené : qui est-il, quel est son but ?
Interrogations sans réponse. Le capitaine Alpen
prend un air agacé quand il nous entend aborder
le sujet, comme si une connaissance précise de
l’adversaire accroissait notre péril.
Je quitte la tour pour faire ma ronde. En franchissant
la porte qui donne sur la cour je me sens
fragile, mais libre d’agir selon mon instinct de
conservation. Je préfère cette défense là, elle me
paraît plus sûre que celle de la tour pratiquement
invulnérable avec sa couche de sable siliceux
entre deux épaisseurs de béton armé, ses vitrages
spéciaux et ses filets anti-roquette tendus à deux
mètres des murs. Rempart invincible autrefois,
mais à quoi sert-il à présent contre nos nébuleuses
frayeurs.
Je m’arrête un instant sur le seuil, et lève les yeux.
Le poste semble dériver dans la nuit ; des stratus
sombres accrochent les antennes et disparaissent,
créant un mouvement trompeur : je les vois immobiles
tandis que la forteresse semble se déplacer ;
parfois quelques déchirures laissent entrevoir un
ciel marine piqueté d’étoiles, une absence cristalline
de lumière indifférente à nos angoisses.
Nous sommes perdus dans le sud du Kurfi à
1400 mètres d’altitude, cloués sur un piton par
un étrange conflit.

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